21 août 2006


SHIRLEY INTERVEWEE PAR ANDRE DJI

Shirley : Quand j'étais enfant au collège et au lycée, j’allais beaucoup en colonie, je n'ai jamais vu dans ces endroits des gens différents, d’enfants différents et je me disais, mais nous quand on est enfant on ne fait pas la différence, on voit un autre enfant avec une différence on l'aide s'il a besoin de l'aider on n'a pas de barrière alors pourquoi dans les écoles et dans les colonies on pratique pas ce rapprochement? C'est dommage parce que les enfants n'ont pas de problèmes avec ça....

A.DJI : Qu'est ce que vous croyez apporter par votre présence ici à la soirée de remise de trophées APAJH ?
Shirley : Je ne suis pas engagée au sein de d'une association .Je ne sais pas ce que ma présence peut apporter .J'admire tous les gens qui ont les trophées ce soir et qui se battent .....Moi je me bas ailleurs, je divertis les gens et je divertis tout le monde, j’ai cette chance, je ne fais pas la différence, je divertis aussi même ceux avec qui je ne m'entendrais pas déjà, tant pis peut être ça peut les rendre meilleurs.

A.DJI : Est ce qu'on peut rire du handicap ?
Shirley : ça c'est une bonne très bonne question ! On est venu ce soir et quelque part on n'a pas trouvé où on allait pouvoir faire rire avec le handicap!

A.DJI : En tout cas vous avez trouvé le petit truc puisque tout le monde dans la salle était plié en deux!
Shirley : Tant mieux, tant mieux puisque c'est un sujet extrêmement délicat et malheureusement puisqu'il est délicat on n'en parle pas. Même je me demande pourquoi les enfants ne sont pas ensembles ?

A.DJI : Est ce que ça vous touche les problèmes des personnes handicapées?
Shirley : Autour de moi dans ma famille y'a pas d'handicapés ,et ou j'habitais dans ma cité ,je me souviens d'une dame qui avait une petite fille trisomique - justement ce qui était formidable c'est que quand sa petite fille est née nous on avait dix ans c'était un bébé pour nous on voyait bien qu'elle était différente - mais on voulait garder le bébé c'était un enfant qu'on trouvait magnifique et qu'on avait envie de prendre dans nos bras - j'ai pas été confrontée personnellement à ça-je pense que ça crée quelque chose de fort!

A.DJI : l'intégration pose encore beaucoup de problèmes!
Shirley : Bien sûre que ça pose problème -puisque j'en croise pas, j’en rencontre pas dans les théâtres -y'a pas sur scène, je suis comédienne y'a n'a pas au cinéma sur les écrans donc forcement y'a pas vraiment d'intégration - c'est sûre.